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Palais Bahia : luxe d'un grand vizir

·1h15·0.3 km
Construit à la fin du XIXe siècle pour Si Moussa, puis agrandi par son fils Ba Ahmed, grand vizir tout-puissant du sultan, le Palais Bahia, qui signifie en arabe 'la Brillante', est l'un des plus beaux exemples d'architecture marocaine traditionnelle. Six étapes pour traverser ses cours, ses jardins-patios, son grand patio à colonnes, ses appartements privés et son harem. Vous découvrirez les codes du luxe alaouite : zelliges polychromes, plafonds peints en cèdre, stucs ouvragés, marbre de Meknès, mais aussi la vie quotidienne d'un palais qui abritait une famille élargie de plusieurs centaines de personnes. Lyautey, premier résident général français en 1912, en fit sa résidence à Marrakech, ajoutant une page coloniale à un palais avant tout marocain.

Étapes du parcours (6)

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    Cour d'arrivée et contexte historique

    Vous voilà dans la première cour du palais Bahia, après avoir traversé l'allée d'arrivée bordée de palmiers et d'orangers. Devant vous, un portail en bois ouvragé encadré de stuc sculpté marque l'entrée des appartements officiels. Tournez-vous lentement : le sol est en pierre, les murs sont en pisé clair, des bancs de zellige bordent les côtés. C'est ici, dans cette cour, que les invités du grand vizir attendaient d'être reçus. Bienvenue dans cette visite Guide Audio HelloMorocco du palais Bahia. Pendant l'heure et quart qui vient, nous allons traverser ensemble six espaces successifs du palais, en suivant la logique d'origine : du dehors vers le dedans, du public vers le privé, du protocolaire vers l'intime. Marchez à votre rythme, mes commentaires se déclenchent à chaque arrêt. Si jamais le GPS perd la trace dans les couloirs intérieurs, appuyez sur le bouton "Je suis arrivé". Avant d'aller plus loin, parlons un peu d'histoire. Le palais Bahia est étonnamment récent par rapport aux autres palais que vous connaissez peut-être à Marrakech. Pas de minaret almohade du XIIe siècle, pas de splendeur saadienne du XVIe : nous sommes ici à la fin du XIXe siècle, sous la dynastie alaouite, qui règne encore aujourd'hui sur le Maroc. C'est un palais privé, construit pour deux hommes : Si Moussa puis son fils Ba Ahmed. Si Moussa, le commanditaire d'origine, a commencé les travaux vers 1859. Il était un haut dignitaire, un proche du sultan Mohammed IV. Il s'achète des terrains dans le quartier de la kasbah, dans le sud de la médina, et fait bâtir une première version du palais, plus modeste, avec quelques cours et un grand jardin. Il y vit jusqu'à sa mort en 1900. Mais le vrai bâtisseur de ce que vous allez voir, c'est son fils. Si Ahmed ben Moussa, qu'on appelle communément Ba Ahmed, est l'une des figures les plus puissantes de l'histoire marocaine récente. Grand vizir et chambellan du sultan Moulay Hassan Iᵉʳ, puis régent du jeune sultan Moulay Abdelaziz à partir de 1894, Ba Ahmed gouverne en réalité le Maroc pendant six ans, jusqu'à sa mort en 1900. Et pendant cette période, il agrandit considérablement le palais paternel : il rachète des maisons voisines, étend les jardins, ajoute la grande cour d'honneur, bâtit le harem, et finit par occuper près d'un hectare au cœur de la médina. Ba Ahmed meurt brutalement en 1900, à peu près au même moment que son père. Et là, l'histoire prend une tournure étrange. Le sultan Moulay Abdelaziz, son ancien protégé devenu adulte, fait piller le palais le jour même de la mort de Ba Ahmed. Tous les meubles, les bijoux, les vêtements, les chevaux, les instruments de musique : tout est saisi au profit du Trésor. Restent les murs et le décor, qui sont eux trop lourds, trop fragiles, et impossibles à emporter. Et c'est ce qu'on visite aujourd'hui. Avançons. Franchissez le portail en bois sculpté, engagez-vous dans le couloir d'entrée. Vous allez déboucher sur un premier patio plus intime, avec un bassin et des fleurs : c'est le Petit Riad.

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    Le Petit Riad : jardins-patios à fleurs

    Vous voilà dans ce qu'on appelle le Petit Riad. Tournez sur vous-même : un patio carré à ciel ouvert, un bassin central rectangulaire bordé de zelliges polychromes, des parterres fleuris autour, des orangers et des bananiers en bordure, et tout autour, des galeries couvertes ouvrant sur les pièces d'apparat. C'est le premier riad du palais — il y en a d'autres, plus loin —, et c'est l'un des plus charmants. Riad, en arabe, signifie littéralement "jardin". Mais dans l'architecture marocaine, le mot a pris un sens précis : c'est une maison organisée autour d'un jardin-patio à ciel ouvert. C'est le modèle architectural fondateur du palais Bahia, et plus largement de l'habitat traditionnel des grandes familles marocaines. Toute la maison s'organise autour de ce vide central qui apporte la lumière, l'air, l'eau, et la fraîcheur en été. Observez l'aménagement. Le bassin n'est pas qu'esthétique : il rafraîchit l'air par évaporation, ce qui peut faire baisser la température de plusieurs degrés en été dans la cour. Les orangers et bananiers ne sont pas qu'ornementaux : leurs feuillages persistent toute l'année, leurs fleurs parfument l'espace, et leurs fruits étaient consommés sur place. Les galeries couvertes autour du patio offraient l'ombre l'été et la protection contre les pluies hivernales. Tout est pensé pour le climat, pour le confort, et pour le plaisir des sens. Maintenant, levez les yeux. Vous voyez les plafonds des galeries qui bordent le patio ? Ils sont en cèdre du Moyen Atlas, peints à la main avec des motifs floraux et géométriques. Cette technique, qu'on appelle le zouak, est l'une des plus prestigieuses de l'artisanat marocain. Chaque planche est peinte séparément avec des pigments naturels — ocre, bleu d'indigo, vert-de-gris, vermillon —, puis assemblée pour former le plafond. Un grand maître peintre pouvait passer plusieurs mois sur un seul plafond. Petit détail amusant : les motifs ne sont jamais figuratifs, jamais d'animaux, pas de visages humains. La représentation du vivant est interdite dans la décoration religieuse de l'islam sunnite, et cette règle s'étend par extension aux grands palais. Tout est donc géométrique, calligraphique ou floral stylisé. Et pourtant, la richesse décorative est infinie : huit siècles de raffinement maghrebo-andalou tiennent dans ces motifs. Avançons. Sortez du Petit Riad par la galerie nord, prenez le couloir qui s'ouvre sur votre droite. Vous allez déboucher sur le grand patio principal du palais : la fameuse cour d'honneur. Comptez 30 mètres de marche.

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    La cour d'honneur, grand patio à colonnes

    Vous voilà dans la cour d'honneur, le cœur cérémoniel du palais Bahia. Tournez sur vous-même, prenez votre temps. Devant vous, un grand patio carré d'une trentaine de mètres de côté. Le sol est en marbre blanc poli. Au centre, une fontaine basse, octogonale, en marbre lui aussi. Tout autour, une galerie couverte soutenue par des colonnes de marbre fines et hautes. Au-dessus de la galerie, un étage de chambres aux fenêtres en moucharabieh ajouré. Et des arcs polylobés qui multiplient les courbes décoratives sur les côtés. C'est ici que Ba Ahmed recevait. Officiellement, en grand apparat, les ambassadeurs étrangers, les chefs tribaux, les notables de la ville. Le sultan lui-même venait parfois en visite. Et la cour devenait alors le théâtre d'une politique fastueuse, où l'on signifiait à tous, par le marbre et la dorure, que celui qui régnait ici était le second personnage du Maroc. Levez les yeux vers le plafond des galeries. Vous voyez ces motifs peints en cèdre ? C'est le zouak dont je vous parlais à l'étape précédente, mais ici, à grande échelle. Chaque pan de plafond est composé de centaines de planchettes peintes individuellement, assemblées en un puzzle décoratif d'une précision millimétrique. Les couleurs dominantes : rouge vermillon, vert sapin, bleu profond, or fin. Les pigments sont d'origine naturelle, c'est ce qui leur donne cette qualité de lumière vibrante qu'on ne retrouve pas avec les peintures industrielles modernes. Tournez maintenant le regard vers les murs. Du sol à hauteur d'homme, des zelliges polychromes : ces petites mosaïques de céramique émaillée, taillées une à une à la main et assemblées en motifs géométriques étoilés. Au-dessus, du stuc sculpté en motifs floraux et calligraphiques, peint en blanc cassé. Et entre les deux, parfois, une frise de carreaux de céramique ou un linteau de cèdre sculpté. C'est le triptyque classique du décor marocain : zellige en bas, stuc au milieu, cèdre en haut. Vous le retrouverez partout, des palais aux mosquées en passant par les médersas. Imaginez maintenant la cour habitée. Un sultan attendu : on dresse sur les côtés des tapis de soie et des coussins de velours brodé. Des pages en babouches glissent sur le marbre avec des plateaux de thé à la menthe. Au centre, un orchestre de musique andalouse joue en sourdine. Et dans la fontaine, des pétales de rose flottent. C'est un spectacle complet, conçu pour subjuguer l'invité. Petit détail historique. Lorsque le maréchal Lyautey, premier résident général français du Maroc, s'installe à Marrakech après l'instauration du protectorat en 1912, il fait du palais Bahia sa résidence officielle quand il vient en ville. C'est dans cette cour qu'il reçoit les chefs tribaux du Sud, qu'il négocie avec les caïds, et qu'il met en place sa fameuse politique de "pacification". Le palais a donc deux mémoires : marocaine et coloniale. Les murs n'en parlent pas, mais l'histoire s'en souvient. Avançons. Sortez de la cour d'honneur par la porte située au nord-est, dans l'angle. Une galerie courte vous emmène vers les appartements privés de Ba Ahmed et la salle du Conseil.

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    Appartements de Ba Ahmed et salle du Conseil

    Vous voilà dans les appartements privés de Ba Ahmed et la salle du Conseil. Tournez-vous lentement : ici, l'échelle est plus intime, mais la décoration explose. Des zelliges du sol au plafond, des stucs ciselés à dentelle, des plafonds en cèdre peints à motifs serrés. Et surtout, ce qui frappe immédiatement, ce que vous remarquez sans doute : une sensation d'enfermement précieux. C'est exprès. C'est l'esprit du luxe d'intérieur marocain. Cette salle, qu'on appelle souvent salle du Conseil ou salon d'apparat, est l'une des pièces les plus richement décorées du palais. Sur les murs, vous reconnaissez le triptyque que je vous décrivais : zelliges en bas, stuc au milieu, cèdre en haut. Mais ici, les motifs sont plus denses, plus serrés, plus chargés. La densité décorative était une marque de prestige : plus le décor était saturé, plus le commanditaire montrait sa richesse. Comparez avec une cathédrale gothique européenne : même logique, autre vocabulaire. Approchez-vous des zelliges. Regardez la précision des découpes. Chaque petit triangle, chaque petite étoile à huit branches a été taillé à la main, par un maître zelligeur, dans un carreau de céramique cuit puis émaillé. Le motif central que vous voyez se développe selon une géométrie sacrée, avec des étoiles à huit, douze ou seize branches, qui s'imbriquent en respectant des règles mathématiques très précises. Cette géométrie a fasciné les Européens du XIXe siècle, et c'est l'un des secrets du palais Bahia : il a été l'une des premières grandes œuvres de l'architecture mauresque accessible aux visiteurs étrangers, et il a influencé toute une génération d'orientalistes. Le plafond est une autre merveille. C'est du tataouine — un plafond à caissons, c'est-à-dire avec un quadrillage de poutres en cèdre formant des compartiments, chaque compartiment étant rempli de planches peintes ou sculptées. Levez les yeux, prenez le temps. Ce plafond n'a pas été restauré depuis l'origine, ou très peu. Vous regardez du cèdre peint en 1895, à peu près. Les pigments ont à peine bougé. Imaginez Ba Ahmed dans cette pièce. C'est ici, sans doute, qu'il recevait ses conseillers les plus proches, qu'il rédigeait les décrets royaux dans le secret, qu'il décidait des nominations, des destitutions, des alliances. C'est aussi peut-être ici, en 1900, qu'il a passé ses derniers jours, malade, alors que dehors la cour s'apprêtait déjà à le piller. Le pouvoir, à cette échelle, est toujours fragile. Avançons. Sortez par la porte située à l'est de la salle, suivez le couloir qui descend légèrement. Vous allez entrer dans l'aile la plus privée du palais, l'aile des femmes : le harem.

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    Le harem : appartements des concubines et des épouses

    Vous voilà dans l'aile la plus privée du palais Bahia : ce qu'on appelle le harem. Tournez sur vous-même : une cour intérieure plus modeste que la cour d'honneur, mais tout aussi raffinée dans les détails. Des chambres autour, plus petites mais joliment ornées. Une atmosphère intime, presque confidentielle. Ici vivaient les épouses, les concubines, les enfants en bas âge et les domestiques féminines de Ba Ahmed. Le mot "harem" demande une explication. En arabe, haram signifie "interdit, sacré", au sens où c'est un espace protégé, dont l'accès est réservé. Le harem, dans la maison marocaine traditionnelle, c'est l'espace des femmes. Pas une prison, comme on l'imagine parfois en Occident sous l'effet des fantasmes orientalistes du XIXe siècle. C'est la partie privée de la maison, dans laquelle les femmes de la famille évoluent librement, accueillent leurs amies, élèvent leurs enfants, et où aucun homme étranger à la famille ne peut entrer. Pour Ba Ahmed, qui était un homme puissant et riche, le harem était nombreux. On parle de quatre épouses légales — le maximum autorisé par le droit musulman — et plusieurs dizaines de concubines, sans compter les enfants et les servantes. C'est-à-dire qu'à son apogée, le palais Bahia abritait peut-être deux ou trois cents personnes, dont une bonne moitié dans cette aile-ci. Approchez-vous d'une des chambres ouvertes à la visite. Vous remarquez la décoration ? Elle est plus délicate que dans la salle du Conseil, plus florale, plus douce dans les couleurs. Le bleu pastel y est fréquent, le rose poudré aussi, les motifs sont plus aériens. C'est un choix esthétique qui correspondait à la sensibilité féminine telle qu'on l'imaginait à l'époque. On reconnaît aussi les alcôves de couchage, ces niches en hauteur ou en retrait où l'on plaçait les matelas, et qui structurent la pièce. Quelques mots aussi sur la vie quotidienne ici. Les femmes du harem ne sortaient quasiment jamais du palais. Tout leur arrivait : les vêtements, les bijoux, la nourriture, les visites. Les commerçantes ambulantes — dellalas — leur apportaient des tissus à choisir, des bijoux à essayer. Les musiciennes, les conteuses et les danseuses venaient les divertir. Les hammams privés du palais leur permettaient de se laver et de socialiser. C'était un univers parallèle, riche, complexe, hiérarchisé, où chaque épouse avait son rang, ses domestiques, ses jours de réception. La favorite du moment occupait les plus belles chambres ; les épouses âgées, ou délaissées, étaient reléguées dans des espaces plus modestes. Tout cela s'effondre en 1900 avec la mort de Ba Ahmed. Les épouses et les concubines sont chassées du palais ou recasées ailleurs. Les enfants sont dispersés. Le harem se vide en quelques semaines. Et ce qu'il en reste aujourd'hui, ce sont les murs, les plafonds, les zelliges. Une mémoire silencieuse, qu'on essaie de faire parler en imaginant les voix qui y résonnaient autrefois. Avançons. Sortez du harem par la galerie sud, prenez la porte qui ouvre sur le grand jardin extérieur. C'est notre dernière étape.

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    Jardin de la Bahia et conclusion

    Vous voilà dans le grand jardin du palais Bahia. Tournez-vous lentement : devant vous, des allées d'orangers et de citronniers tracées en lignes droites, des parterres de plantes méditerranéennes, et une fontaine ancienne au centre. C'est le contrepoint vert et frais de la richesse décorative que vous avez traversée. C'est aussi, par sa simplicité, l'un des plus beaux endroits du palais. Le jardin marocain traditionnel — qu'on appelle un agdal ou un riad selon son échelle et sa fonction — repose sur un principe ancien, hérité de Perse et arrivé au Maghreb par l'Andalousie : l'eau et l'ombre. L'eau, omniprésente, par les fontaines, les bassins, les seguias — ces petits canaux d'irrigation qui passent au pied des arbres. L'ombre, par les arbres fruitiers à feuillage persistant, plantés serrés. Le but : créer en plein soleil méditerranéen un microclimat plus frais, plus humide, presque tropical. Une oasis miniature. Les orangers ne sont pas là par hasard. À Marrakech, les vergers d'agrumes sont une obsession depuis le Moyen Âge. Les Almoravides, les Almohades, les Saadiens, les Alaouites : chaque dynastie a planté ses vergers, drainé ses ruisseaux, importé ses variétés. Le bigarade — l'orange amère, qu'on utilise pour faire de la marmelade et des confitures — est une signature des jardins marocains. La fleur d'oranger, qui parfume l'air au printemps, est une signature olfactive de la ville. Si vous passez devant un parfumeur dans la médina, vous reconnaîtrez immédiatement le bouquet. Cette dernière étape, c'est aussi le moment de revenir sur l'histoire récente du palais. Après le pillage de 1900 et le départ des derniers occupants, le palais Bahia est resté longtemps en demi-sommeil. Lyautey, comme je vous le disais, en a fait sa résidence officielle pendant le protectorat, jusqu'en 1925. Après l'indépendance de 1956, le palais a été confié à l'État marocain, et il a été progressivement restauré et ouvert à la visite. Aujourd'hui, c'est aussi un lieu de tournage régulier pour le cinéma, qui en apprécie la photogénie et l'authenticité. Faisons un dernier point. Le palais Bahia, par rapport aux palais saadiens ou almohades, n'est pas le palais d'un sultan. C'est le palais d'un grand vizir. Cette nuance est importante : Ba Ahmed était l'homme le plus puissant du Maroc dans les années 1890, mais il n'était pas roi. Et pourtant, il s'est offert un palais digne d'un souverain, peut-être même plus raffiné dans le détail que ce que se faisait construire le sultan lui-même à la même époque. C'est une réalité du Maroc de la fin du XIXe siècle : la cour était parfois plus brillante que le trône. Voilà, nous arrivons au terme de cette visite. En une heure et un quart à peine, vous avez traversé six espaces emblématiques d'un palais qui résume tout le luxe marocain de la fin du XIXe siècle : zelliges, stucs, plafonds peints, marbre, fontaines, jardins. Vous avez les clés pour visiter n'importe quel autre riad ou palais traditionnel marocain. La suite vous appartient. HelloMorocco vous propose d'autres tours dans la ville : la médina et ses souks, El Badi et les Tombeaux Saadiens, la medersa Ben Youssef, et un tour entier sur l'histoire de Marrakech. À très bientôt.

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Durée
1h15
Distance
0.3 km
Difficulté
medium
Langues
FR