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Mosquée Hassan II & Corniche : la vue extérieure de l'œuvre monumentale

·1h30·1.5 km
La mosquée Hassan II est l'œuvre architecturale marocaine la plus monumentale du XXe siècle, la seule grande mosquée du royaume ouverte aux non-musulmans en visite guidée. Mais sa silhouette se lit aussi très bien depuis l'extérieur, et même mieux : du parvis aux esplanades océanes, jusqu'à la corniche d'El Hank et son phare blanc et rouge, la mosquée se dévoile sous des angles que la visite intérieure ne donne pas. Ce parcours de 1,5 kilomètre vous emmène autour du monument en six étapes : commande de Hassan II, dimensions vertigineuses du minaret, construction sur la mer, perspective depuis la corniche. Une autre manière, plus libre, de comprendre pourquoi cet édifice fascine. Idéal en fin de journée, quand le soleil décline sur l'Atlantique.

Étapes du parcours (6)

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    Place de la Mosquée, vue large

    Vous voilà sur la grande place de la mosquée Hassan II. Devant vous, le monument se déploie sur près de deux hectares, encadré de portails de bronze massifs et surmonté d'un minaret qui semble percer le ciel. Si vous regardez vers le nord, vous voyez l'océan Atlantique, juste derrière. C'est une des très rares mosquées au monde construites sur la mer. Bienvenue dans cette visite Guide Audio HelloMorocco. Pendant l'heure et demie qui vient, nous allons faire le tour extérieur de la mosquée Hassan II et pousser jusqu'à la corniche, jusqu'au vieux phare d'El Hank, pour saisir l'édifice sous tous ses angles. Vous pouvez marcher à votre rythme, mes commentaires se déclenchent automatiquement à chaque étape. Si jamais le GPS vous joue un tour, le bouton 'Je suis arrivé' est toujours là. Commençons par l'histoire de cette commande hors-norme. En 1980, le roi Hassan II annonce son projet à l'occasion de son cinquantième anniversaire. Il veut une mosquée monumentale pour le Maroc, une mosquée moderne mais profondément enracinée dans la tradition andalou-maghrebine, et il veut qu'elle soit construite à Casablanca, ville économique et un peu orpheline de patrimoine religieux d'envergure. Il veut surtout, et cela fait toute la singularité du projet, qu'elle soit posée sur l'océan. Il citera plus tard pour justifier ce choix un verset coranique selon lequel le trône de Dieu est établi sur l'eau. Nous y reviendrons quand nous serons côté mer. Pour réaliser cette ambition, l'architecte choisi est un Français : Michel Pinseau. Un homme qui connaît le Maroc, installé à Casablanca depuis longtemps, et qui va concevoir l'ensemble de l'édifice. Le chantier démarre en juillet 1986 et s'achève à l'été 1993, pour une inauguration le 30 août 1993, veille du Mawlid, l'anniversaire du prophète. Sept ans seulement, ce qui est très court à l'échelle d'un tel monument. Pour comparer, la basilique Saint-Pierre de Rome a demandé plus de cent vingt ans de travaux, et la Sagrada Família n'est toujours pas terminée. Comment a-t-on tenu ce délai ? Avec des moyens hors-norme. Trente-cinq mille ouvriers et artisans ont travaillé sur le chantier, dont près de dix mille maâlems, ces maîtres-artisans marocains qui détiennent les savoir-faire traditionnels du zellige, du plâtre sculpté, du bois peint et de la pierre taillée. Ils ont produit, à la main, plus de cinquante mille mètres carrés de zelliges et plusieurs dizaines de tonnes de stucs et de bois cèdre. Les marbres viennent d'Agadir, le granit du Tafilalet, et les lustres en cristal de Murano, en Italie. Tout ce que le Maroc a de meilleur en artisanat est ici, et tout ce qui manquait a été importé. Le financement, lui, a fait débat. Une partie a été assurée par souscription publique : presque tous les Marocains ont été appelés à donner, un dirham ou cent dirhams, à hauteur de leurs moyens, et leurs noms ont été inscrits dans des registres conservés sur place. Le coût total est estimé entre cinq et sept cents millions d'euros de l'époque, selon les sources. Pour un pays qui sortait à peine des années de plomb, c'était un projet politique autant qu'architectural : affirmer un Maroc moderne, fier, religieux, tourné vers le large. Avant qu'on n'avance, prenez un instant pour observer la place elle-même. Elle peut accueillir, lors des grandes prières, jusqu'à quatre-vingt mille fidèles. Les portails de bronze que vous voyez sont les plus grands portails mobiles du Maroc, et certains s'ouvrent par actionneur électrique : vingt tonnes par battant, ce ne se manœuvre pas à la main. Avançons maintenant tout droit vers le pied du minaret, en direction du nord. C'est à environ cent cinquante mètres : marchez en gardant la mosquée sur votre droite, et arrêtez-vous quand vous serez juste sous la grande tour.

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    Pied du minaret

    Vous êtes maintenant au pied du minaret. Levez la tête, et levez-la encore : la tour s'élève à deux cent dix mètres. C'est, à ce jour, le plus haut minaret du monde. Pour la comparaison, la Tour Eiffel mesure trois cent trente mètres jusqu'à la pointe, mais sans son antenne elle culmine à trois cent douze. La Koutoubia de Marrakech, dont nous parlons souvent dans nos visites, ne fait que soixante-dix-sept mètres. Le minaret de la Hassan II est donc presque trois fois plus haut. Pourquoi cette démesure ? Plusieurs raisons. D'abord la volonté symbolique : Hassan II voulait que sa mosquée soit visible de loin, marqueur urbain pour Casablanca, repère pour les marins arrivant de l'Atlantique. Ensuite la tradition marocaine du minaret carré, qui permet, contrairement aux minarets cylindriques d'Iran ou de Turquie, de gagner de la hauteur tout en gardant une silhouette puissante et stable. Vous voyez la base du minaret, large et trapue : c'est cette assise qui rend possible la verticale extrême. Regardez de plus près la tour. La façade est divisée en plusieurs registres décoratifs, comme dans la grande tradition almohade. Tout en bas, une assise de marbre clair. Au milieu, sur la majeure partie de la hauteur, vous distinguez les motifs sebka : un réseau de losanges entrelacés en pierre sculptée, qui forme une dentelle minérale. C'est exactement la même grammaire décorative que sur la Koutoubia de Marrakech, la Tour Hassan de Rabat, ou la Giralda de Séville. Hassan II et Pinseau ont volontairement repris cette signature almohade pour inscrire la mosquée dans une lignée historique de huit siècles. Et puis vous voyez ces frises de céramique, ces zelliges. La couleur dominante est le vert, couleur du paradis dans l'islam, couleur des chérifs descendants du prophète. Les motifs géométriques, les étoiles à huit ou seize branches, l'entrelacs serré, sont tous calculés selon les règles classiques de l'art mauresque. Sauf qu'ici, tout est à une échelle inédite : des dizaines de milliers de zelliges, taillés et posés un par un par les maâlems. Maintenant, le détail le plus spectaculaire, et qu'on ne voit en général qu'à la nuit tombée : depuis le sommet du minaret, un faisceau laser vert pointe en permanence vers La Mecque, à environ cinq mille kilomètres à l'est. La portée annoncée est de trente kilomètres. Si vous êtes à Casablanca un soir, levez les yeux : ce trait vert qui traverse le ciel, vous saurez maintenant ce qu'il veut dire. C'est, à ma connaissance, le seul laser de qibla au monde monté sur un minaret. Petite anecdote pour terminer : du sommet de la tour, par temps clair, on voit jusqu'aux côtes du Portugal, à plus de deux cents kilomètres. La cabine de service du muezzin est accessible par un ascenseur intérieur, mais elle n'est pas ouverte au public, même pendant la visite guidée intérieure. Avançons maintenant vers le côté océan de la mosquée. Contournez le minaret par la gauche, traversez l'esplanade nord, et arrêtez-vous quand vous serez face à la mer, le mur nord de la mosquée à votre droite. C'est environ deux cent cinquante mètres de marche.

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    Esplanade côté océan

    Vous voilà côté océan. Le mur nord de la mosquée est sur votre droite, et devant vous l'Atlantique se déploie sans rien pour le couper. Si la marée est haute et le vent du nord, vous voyez les vagues venir éclater juste au pied du monument, à quelques mètres seulement. C'est ici, et seulement ici, qu'on comprend pleinement le pari fondateur : poser une mosquée sur la mer. Hassan II l'a explicité dans son discours d'inauguration : il citait le verset 7 de la sourate Hud, qui dit qu'au commencement, le trône de Dieu était établi sur l'eau. Idée puissante : un édifice sacré qui repose littéralement sur cet élément primordial. Mais derrière le symbole, il y a aussi un calcul d'urbaniste. Casablanca est dense, peu de terrains libres en centre-ville, et l'océan offrait une parcelle gratuite, en quelque sorte. Sauf qu'il a fallu la conquérir. L'esplanade sur laquelle vous êtes, et la moitié de la mosquée elle-même, sont construites sur la mer. On a coulé une plate-forme en béton armé sur d'immenses pieux enfoncés dans le rocher, à plus de vingt mètres de profondeur. Plus de cinquante mille mètres cubes de béton ont été nécessaires juste pour cette base sous-marine. Une digue brise-lames protège l'ensemble des assauts les plus violents de l'Atlantique, mais la mosquée reste exposée aux embruns en permanence. Le sel marin attaque le béton et les marbres, et c'est aujourd'hui le principal défi de conservation du monument : un programme continu de restauration, financé par l'État, lutte contre cette érosion lente. Quelques chiffres pour fixer l'échelle. La salle de prière intérieure, que vous ne voyez pas d'ici, mesure deux cents mètres de long sur cent mètres de large, et fait vingt-cinq mille mètres carrés. Elle peut accueillir, je vais essayer de le dire sans trembler, vingt-cinq mille fidèles à l'intérieur. Et l'esplanade extérieure, sur laquelle vous êtes en partie debout maintenant, peut accueillir quatre-vingt mille fidèles supplémentaires en débordement. Cent cinq mille personnes lors des grandes occasions, toutes tournées vers la même qibla. C'est la troisième plus grande mosquée du monde par capacité, après la Mecque et Médine. Autre détail spectaculaire que vous ne voyez pas mais qu'il faut imaginer : le toit de la salle de prière est rétractable. Une partie centrale, de mille cent mètres carrés, s'ouvre en moins de cinq minutes pour laisser entrer le ciel et l'air marin pendant la prière. C'est une innovation directement inspirée des cours intérieures des riads marocains, transposée à une échelle industrielle. Si vous regardez le toit côté mer, vous distinguez la fente longitudinale qui marque la limite du panneau ouvrant. Un dernier point sur lequel je voudrais vous arrêter, parce qu'il dit beaucoup du projet. Sous l'esplanade, il y a une salle d'ablutions qui peut accueillir mille quatre cents fidèles simultanément, avec ses fontaines en fleur de lotus. Et plus bas encore, des hammams traditionnels intégrés au monument. Hassan II et Pinseau n'ont pas seulement construit une mosquée : ils ont reconstitué tout un complexe religieux et social inspiré des grandes fondations du Caire ou d'Istanbul. Une école coranique, une bibliothèque, un musée, tout y est. Mais cela, vous ne le verrez qu'en visite intérieure. Avançons maintenant le long de la côte, vers l'ouest, en direction du phare d'El Hank. C'est environ quatre cents mètres : longez la promenade le long de la mer, en gardant l'océan à votre droite. Vous allez prendre du recul sur la mosquée, c'est l'objet de l'étape suivante.

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    Promenade côtière, perspective éloignée

    Faites une pause, et tournez-vous vers la mosquée. Vous êtes à environ quatre cents mètres maintenant, la mosquée se présente à vous avec un peu de recul. C'est, je vous l'assure, le meilleur point de vue pour la photographier. De près, on est écrasé par l'échelle. D'ici, on saisit la composition d'ensemble : le minaret vertical, le corps de la mosquée horizontal, et l'océan qui les accompagne. C'est la signature visuelle de Casablanca, plus encore que les buildings du centre-ville. Ce recul permet aussi de mesurer une chose qu'on perçoit mal de près : le minaret n'est pas seulement haut, il est aussi parfaitement centré dans la composition. Pinseau a calé l'axe du minaret sur l'axe principal de la mosquée, qui est lui-même aligné sur la qibla, vers La Mecque. Si vous traciez une ligne droite depuis le sommet du minaret jusqu'à La Mecque, vous traverseriez tout l'édifice en suivant exactement le grand axe central. C'est une géométrie sacrée, et c'est aussi très efficace visuellement. Profitons du moment pour parler du contexte urbain. La mosquée a été construite sur un quartier qui s'appelait jusqu'aux années 1980 le quartier des abattoirs et des bidonvilles côtiers. Tout cela a été rasé pour faire place au monument et à son esplanade. L'opération a été contestée à l'époque : plusieurs milliers de familles déplacées, sans toujours de relogement satisfaisant. C'est le revers d'un projet politique d'envergure, et il est juste de le mentionner. Aujourd'hui, le quartier alentour s'est entièrement reconfiguré autour de la mosquée, avec des hôtels, des restaurants, des résidences haut de gamme, et la grande corniche qui s'étend jusqu'à Aïn Diab. Cette promenade sur laquelle vous marchez s'appelle d'ailleurs informellement la corniche de la mosquée. Elle a été aménagée en même temps que le monument, dans les années 1990, et continuellement étendue depuis. Elle est devenue le grand promenoir du dimanche pour les Casablancais : familles, sportifs, jeunes couples, tout le monde y vient prendre le frais. En week-end et en fin d'après-midi, c'est l'un des lieux les plus animés de la ville. Vous croisez probablement des coureurs, des cyclistes, des enfants en trottinette. Petite curiosité : si vous regardez bien la côte, vous voyez par endroits des bassins naturels creusés dans la roche, parfois utilisés comme piscines improvisées par les baigneurs locaux quand la marée est basse. C'est un autre Casablanca, plus intime, qui résiste à la grande modernisation. Continuons maintenant vers le phare d'El Hank. C'est encore environ trois cent cinquante mètres, toujours en longeant la côte vers l'ouest. Le phare apparaît bientôt, blanc et rouge, sur un promontoire rocheux. Vous ne pouvez pas le manquer.

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    Phare d'El Hank

    Vous voilà au pied du phare d'El Hank. Cinquante et un mètres de hauteur, sa robe à bandes blanches et rouges, posé sur son promontoire rocheux qui s'avance dans l'Atlantique. C'est l'un des plus anciens monuments encore en activité de Casablanca, et c'est un vieux compagnon des marins. Le phare a été construit en 1916 par les Français, à un moment où Casablanca, sous protectorat depuis 1912, devenait à toute vitesse le premier port du Maroc. Avant lui, l'entrée du port était signalée par une petite balise, suffisante pour les barques de pêche, mais pas pour les grands cargos qui commençaient à fréquenter la côte. El Hank, en arabe, signifie le menton ou la pointe, par allusion à la forme du promontoire qui s'avance en mer. Les marins anglais l'appelaient Hank's Point, la pointe d'El Hank, et le nom leur est resté. Sa lampe émet, encore aujourd'hui, deux éclats blancs toutes les dix secondes, visibles à plus de trente milles marins, soit cinquante-cinq kilomètres. Vous pouvez vérifier le soir : le faisceau balaye régulièrement l'horizon. Le phare n'est pas ouvert au public, mais on peut s'approcher du pied de la tour, lire la plaque commémorative, et profiter du panorama qui est exceptionnel. À cent quatre-vingts degrés à l'est, la mosquée Hassan II vous apparaît dans une perspective inversée : c'est l'angle qu'aucun touriste ne photographie habituellement, et qui pourtant raconte beaucoup. Regardez maintenant la mosquée depuis ici. Vous voyez son minaret, qui semble plus petit, dialoguer avec le phare où vous êtes. Deux verticales blanches sur l'horizon, l'une religieuse, l'autre maritime, séparées par sept siècles d'écart historique entre l'idée du grand minaret almohade et l'idée du phare moderne, et réunies dans une même fonction symbolique : signaler de loin, guider, rassurer. Casablanca, vue d'ici, ce sont ces deux tours. Toutes les autres images de la ville, les buildings, l'Art Déco, la médina, peuvent être vraies, mais c'est cette double silhouette qui structure la lecture de la côte. Petite parenthèse géographique. Au-delà du phare, vers le nord-ouest, la côte continue jusqu'au quartier d'Anfa, le promontoire historique de la ville préislamique. Si vous avez l'occasion, regardez les cartes anciennes : avant l'arrivée des Français, Anfa était la pointe haute, et la mosquée actuelle est construite sur ce qui était alors un bas-fond, presque marécageux. La géographie a été redessinée pour qu'un édifice religieux occupe le point le plus visible depuis la mer. Côté pratique, vous êtes maintenant à un point de bascule. Vous pouvez choisir : soit revenir vers la mosquée par le même chemin, soit poursuivre vers la corniche d'Aïn Diab, plus à l'ouest, qui est l'autre grande promenade balnéaire de Casablanca. C'est ce que nous allons aborder à la dernière étape, dans deux cents mètres en continuant vers l'ouest, jusqu'au début des cafés et des plages urbaines.

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    Vers la corniche d'Aïn Diab

    Vous voilà à l'entrée de la corniche d'Aïn Diab. Devant vous, sur quelques kilomètres, s'étire la grande promenade balnéaire de Casablanca : des cafés, des restaurants, des hôtels, des piscines à débordement, des plages publiques et privées qui s'enchaînent jusqu'à la pointe ouest de la ville. Si la mosquée Hassan II est le visage spirituel de la côte, Aïn Diab en est le visage festif. Et les deux dialoguent sans cesse, à quelques minutes de marche l'un de l'autre. Aïn Diab signifie en arabe la source des chacals, en référence à une source d'eau douce qui existait autrefois ici, et autour de laquelle les chacals venaient boire. Le nom est resté, même si la source a disparu sous l'urbanisation des années 1950. Le quartier s'est développé d'abord comme zone de villégiature pour les notables casablancais et la bourgeoisie française du protectorat, qui y avaient leurs résidences d'été et leurs cabanes de plage. Aujourd'hui, c'est un quartier huppé, avec ses villas, ses centres commerciaux et son ancien hippodrome reconverti. La corniche elle-même a été lancée dans les années 1950, agrandie dans les années 1980 et profondément réaménagée à partir des années 2000. C'est un projet en mutation continue, parfois critiqué pour sa fragmentation entre espaces privés et publics, mais qui reste incontournable pour saisir le rapport casablancais à l'océan. Les Casablancais aiment leur mer, mais ils l'aiment d'une certaine façon : plutôt depuis une terrasse, un parasol, un café, que les pieds dans le sable. Le bain de mer est moins central ici qu'à Agadir ou Tanger. Quelques mots pour situer ce que vous pourriez faire ensuite. Si vous avez l'énergie, continuez vers l'ouest : le café Sky 28, les plages de Tahiti et de Miami, et plus loin la pointe de Sidi Abderrahmane, un îlot rocheux avec un marabout traditionnel, accessible à marée basse. Si vous préférez vous reposer, plusieurs cafés panoramiques ici offrent une vue magnifique sur la mosquée Hassan II en arrière-plan : commandez un thé à la menthe, asseyez-vous, regardez le minaret se découper sur le couchant. C'est, je crois, la meilleure manière de conclure cette visite. Vous arrivez en effet au terme de notre parcours. En une heure et demie et environ un kilomètre et demi, nous avons fait le tour extérieur de la mosquée Hassan II : place monumentale, pied du minaret, esplanade océane, perspective éloignée, phare d'El Hank, entrée d'Aïn Diab. Vous avez maintenant les clés pour lire ce monument autrement que par sa visite intérieure : comme un édifice qui dialogue avec l'océan, avec la ville, avec l'histoire récente du Maroc, et avec l'horizon. HelloMorocco vous propose d'autres tours sur Casablanca, dans la médina, au quartier des Habous ou dans le centre Art Déco. À très bientôt.

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Durée
1h30
Distance
1.5 km
Difficulté
medium
Langues
FR